IRAK / KURDISTAN – La nuit dernière, plusieurs régions du Kurdistan d’Irak ont été la cible d’une nouvelle vague d’attaques de drones et de missiles attribuées à l’Iran et aux milices chiites irakiennes pro-Téhéran. Les sites visés incluent Spilik (où six soldats kurdes avaient déjà été tués le 24 mars), Makhmur, Duhok, Erbil, Souleymaniye, le mont Korak, Khoya, Soran et d’autres zones avoisinantes.
Selon des sources locales, la résidence du président de la Région du Kurdistan, Nechirvan Barzani, à Duhok, a été touchée à deux reprises en moins de 24 heures. Ces frappes n’ont pas fait de victimes selon les premières informations, mais elles accentuent fortement la pression sur la région autonome.
Ces agressions interviennent dans un climat de tensions extrêmes. Le président du Parti démocratique du Kurdistan (KDP), Masoud Barzani, a révélé que le siège social du parti a été attaqué cinq fois depuis le début du conflit actuel. « Nous avons gardé ces incidents secrets pour éviter de créer la panique et la colère parmi la population », a-t-il déclaré.
Ces nouveaux assauts s’inscrivent dans une campagne beaucoup plus vaste : plus de 450 attaques par missiles, drones et roquettes ont ciblé le Kurdistan d’Irak et les positions des Peshmerga depuis le déclenchement de la guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran (fin février 2026). Ces frappes répétées, menées directement par l’Iran ou via ses proxies irakiens, ont déjà causé des morts et des blessés parmi les civils et les forces kurdes, et menacent la stabilité de toute la région.