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L’Université de Turin accueille une conférence sur les études kurdes

ITALIE – Hier, des universitaires, des étudiants et des représentants politiques se sont réunis à l’Université de Turin pour une conférence internationale de deux jours, organisée en partenariat avec le site d’information The Amargi, examinant l’avenir du mouvement de libération kurde dans un contexte régional en pleine mutation. 

L’événement, intitulé « Le mouvement de libération du Kurdistan à la croisée des chemins : racines historiques, mutations idéologiques et processus de reconfiguration », marque la deuxième édition des Journées internationales d’études organisées par le Réseau italien d’études sur le Kurdistan (RISC). Parmi les participants figureront Ilham Ahmed, coprésidente de la commission des affaires étrangères de DAANES, Newroz Uysal Aslan, députée du parti DEM, Akram Salih, député du Kurdistan d’Irak, et Marco Grimaldi, député italien. 

RISC organise cette conférence en partenariat avec l’université de Turin, l’université de Garmian (région du Kurdistan irakien), l’université de Rojava (nord-est de la Syrie), le site d’information The Amargi et plusieurs autres organisations. L’événement s’achève aujourd’hui (27 mars).

Premier jour : Fondements historiques et idéologiques

Table ronde du premier jour du colloque d'études kurdes à l'Université de Turin, en Italie. Sur la photo, de gauche à droite : Dario Padovan, Davide Antonio Grasso, Anna Caffarena, Kamal Chomani.

La journée d’ouverture a porté sur le développement historique et l’évolution idéologique du mouvement kurde. Des tables rondes universitaires ont réuni des chercheurs d’Europe et du Moyen-Orient afin d’examiner les trajectoires politiques à long terme, les transformations sociales et les cadres théoriques qui structurent les études kurdes.

Des participants issus de disciplines telles que les sciences politiques, la sociologie et l’anthropologie ont présenté leurs recherches en cours et ont participé à des discussions sur l’identité, la résistance et la gouvernance.

Deuxième jour : Dynamiques actuelles et perspectives régionales

Aujourd’hui, l’accent sera mis sur les développements contemporains. Les séances du matin examineront les pistes de recherche actuelles, notamment les processus de paix au Moyen-Orient, le genre et la mémoire dans les communautés kurdes, et les approches environnementales de l’histoire kurde, entre autres sujets.

Une table ronde en fin de matinée mettra en lumière les développements dans le nord-est de la Syrie, notamment les systèmes d’enseignement supérieur fonctionnant dans un contexte de conflit et leurs interactions avec les structures étatiques.

Les séances de l’après-midi comprendront une présentation de la revue Democratic Modernity, suivie d’une table ronde sur les mouvements politiques kurdes en Iran et les transformations régionales plus larges.

Points saillants de la table ronde : engagement politique

La conférence se conclura par  la table ronde transdisciplinaire d’Amargi  , prévue le 27 mars à 17h30. Cet événement réunira des universitaires et des personnalités politiques pour discuter de l’avenir des organisations politiques kurdes.

Parmi les intervenants figureront Ilham Ahmed, coprésidente du Comité des relations étrangères de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (DAANES) ; Newroz Uysal Aslan, député de la République de Turquie et membre du Comité des affaires étrangères du parti DEM ; Akram Salih, député de la République d’Irak et membre de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) ; et Marco Grimaldi, député de la République d’Italie et membre de l’Alleanza Verdi Sinistra.

Kamal Chomani, rédacteur en chef du journal en ligne The Amargi, animera le débat, qui portera sur les changements géopolitiques régionaux et leur impact sur les stratégies politiques kurdes.

Signification plus large

Cet événement met en lumière l’intérêt croissant des milieux universitaires et politiques pour les questions kurdes dans un contexte d’instabilité et de transformations persistantes au Moyen-Orient. Selon les organisateurs, la conférence vise à favoriser le dialogue entre chercheurs et décideurs politiques, ainsi qu’à réévaluer la trajectoire des mouvements kurdes face à l’évolution rapide de la région. (Via The Amargi)