IRAN / ROJHILAT – Le régime iranien a transféré de nombreux détenus de la région kurde de Sanandaj (province du Kurdistan) à la province d’Hamedan. Parallèlement, plus de 100 membres des forces de sécurité et de renseignement iraniennes ont été tués lors de récentes frappes aériennes américaines et israéliennes visant leurs installations à Sanandaj (Sînê).
D’après les informations recueillies par l’organisation Hengaw pour les droits humains, plusieurs centres de détention et installations de sécurité de la province du Kurdistan ont subi de graves dommages suite à de récentes frappes aériennes. Parmi les sites ciblés figuraient des centres de détention gérés par le ministère du Renseignement et l’Organisation du renseignement du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) à Sanandaj. En conséquence, plusieurs détenus qui y étaient incarcérés ont été transférés vers des centres de détention de la province d’Hamedan.
Au cours de conversations avec plusieurs familles de détenus, Hengaw a appris que les transferts ont eu lieu sans que les familles soient informées des lieux exacts où leurs proches sont détenus, ce qui soulève de sérieuses inquiétudes quant à la sécurité et au bien-être des détenus.
Le transfert des détenus vers des centres de détention éloignés de leur lieu de résidence, combiné à l’absence d’accès à leur famille et à un avocat, constitue une violation flagrante des normes internationales relatives aux droits de l’homme ainsi que de la réglementation juridique interne iranienne.
L’organisation Hengaw pour les droits humains exprime sa vive inquiétude quant à la santé et à la sécurité de ces détenus et souligne que les autorités sécuritaires et judiciaires iraniennes portent l’entière responsabilité de la vie et du bien-être de toutes les personnes placées sous leur garde.
Par ailleurs, des sources bien informées ont indiqué à Hengaw que plus de 100 membres des forces de sécurité ont été tués lors des bombardements d’institutions de sécurité à Sanandaj – notamment des installations appartenant au ministère du Renseignement et à l’Organisation du renseignement des Gardiens de la révolution – par des avions de combat américains et israéliens. Les médias d’État iraniens se sont jusqu’à présent abstenus de faire état de ces victimes.
Hengaw avait précédemment signalé qu’un certain nombre de détenus incarcérés dans ces installations avaient également été blessés lors des frappes aériennes et transférés à l’hôpital Kawsar de Sanandaj pour y être soignés.