SYRIE / ROJAVA – Concernant l’avenir du Rojava, un membre du gouvernement de Damas a déclaré qu’« Il n’y aura ni administration autonome, ni forces de sécurité, ni cantons. Tout cela disparaîtra. »
Les déclarations d’Ahmed Hilali, porte-parole du Comité présidentiel du gouvernement syrien intérimaire, lors d’une interview accordée au journaliste Dilbixwin Dara, ont suscité l’indignation de la communauté kurde.

Hilali a déclaré au sujet du statut du Rojava : « Il n’y aura ni administration autonome, ni forces de sécurité, ni cantons. Tout cela disparaîtra. Il y aura une administration unique sous un seul État. Seule la langue kurde subsistera. »
Il est à noter que Hilali, en faisant référence au fait que des Kurdes ont occupé des postes au sein de l’administration de Damas par le passé et actuellement, a tenté de minimiser l’importance de la lutte de 14 ans menée par le Rojava.
Par ailleurs, l’administration autonome du Rojava fait parfois des déclarations concernant l’accord du 29 janvier, soulignant que Damas « ne remplit pas ses obligations et ne respecte pas l’accord ».
« L’incapacité des Kurdes du monde entier, qui se sont soulevés pour le Rojava, à suivre de près le processus de l’accord du 29 janvier, et le manque d’examen attentif du processus actuel par les diplomates kurdes, risquent fort de conduire à de graves crises à l’avenir », a déclaré l’agence kurde Sur Ajansi sur Twitter.