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IRAN. Inquiétudes pour les détenus de la prison d’Evin

IRAN – Selon de nombreuses sources, les Gardiens de la révolution iraniens ont transféré des prisonniers politiques de la prison d’Evin vers des installations militaires. Parmi les prisonniers transférés pour être utilisés comme « boucliers humains » figurent des femmes, des mineurs et des Kurdes.

Les Gardiens de la révolution iraniens sont accusés de transférer des prisonniers politiques de la tristement célèbre prison d’Evin vers des installations militaires afin de les utiliser comme boucliers humains en cas d’attaques potentielles. Des informations et des vidéos à ce sujet ont circulé dimanche sur la plateforme X (ancien Twitter). Selon ces informations, les personnes concernées seraient des manifestants arrêtés lors de manifestations anti-régime en Iran et au Rojhilat (Kurdistan d’« Iran »). De nombreuses femmes et des mineurs figureraient également parmi les prisonniers.

Des militants accusent les Gardiens de la révolution de transférer délibérément des prisonniers dans des centres militaires afin de protéger leurs propres installations contre d’éventuelles attaques. Cette accusation repose sur l’hypothèse, avancée par Téhéran, que les États-Unis et Israël attaqueraient des cibles militaires mais épargneraient des installations civiles abritant des femmes et des enfants.

Si ces allégations étaient confirmées, il s’agirait d’une grave violation du droit international humanitaire. L’utilisation de prisonniers et de civils comme boucliers humains est interdite par le droit international. De nombreux internautes ont vivement critiqué ces allégations et exigé une intervention immédiate des organisations internationales pour protéger les prisonniers. Ils ont averti que la situation faisait peser une menace grave sur la vie des personnes concernées.

Auparavant, le Comité pour la liberté des prisonniers politiques avait déclaré que l’administration de la prison d’Evin s’était effondrée durant la guerre d’agression israélo-américaine. Le personnel avait déserté, les structures organisationnelles étaient paralysées et les cellules étaient verrouillées. De ce fait, des milliers de détenus vivaient dans une situation d’insécurité extrême. L’accès à l’eau potable, aux soins médicaux et à l’hygiène de base n’était plus garanti. (ANF)