SYRIE / ROJAVA – En général : bien que les Kurdes soient les seuls à avoir accès à l’information sur le terrain dans les zones kurdes de Syrie, tout ce que nous disons est qualifié de « propagande kurde ».
Les médias affiliés au gouvernement syrien élaborent ensuite leur propre récit, qui contredit les informations recueillies sur le terrain, mais sert à discréditer les voix et les témoignages kurdes.
Ces informations sont ensuite confirmées, souvent par le gouvernement syrien lui-même ; pourtant, les médias syriens ne corrigent pas leurs affirmations. Ils passent tout simplement à autre chose et inventent un nouveau récit pour discréditer les Kurdes.
Hier, le gouvernement syrien a affirmé que les médias syriens n’étaient pas autorisés à entrer à Hassaké [lors de l’arrivée des forces gouvernementales syriennes], avant de faire des déclarations visant à attiser les tensions entre Arabes et Kurdes. Peu après, le ministère syrien de l’Intérieur a confirmé qu’il n’avait effectivement pas autorisé les médias syriens à entrer à Hassaké. Malgré cela, la sphère médiatique syrienne ne s’est pas corrigée.
Il existe des dizaines d’exemples – CPT-IK a récemment confirmé les informations concernant 3 Kurdes (2 adolescents) qui ont été tués par les forces gouvernementales syriennes à Raqqa – l’un des 3 Kurdes a été décapité.
Les médias syriens ont d’abord nié ces affirmations, prétendant qu’il s’agissait de simple propagande. Ces informations étant désormais confirmées, ils n’ont publié aucune correction ni même fait mention du rapport.
Par exemple :
Images d’une maison kurde à Raqqa pillée par le gouvernement syrien. Portes, fenêtres, câbles et tous les meubles ont été volés. Ce crime a été commis par les forces du gouvernement syrien – un gouvernement qui prétend protéger et garantir les droits du peuple kurde ; or, nous constatons que ce sont ses propres forces qui commettent des crimes contre le peuple kurde.
Tout cela ressort clairement des témoignages locaux. (Scharoo Maroof)