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ROJAVA. Les gangs de Damas pillent les villages de Kobanê

SYRIE / ROJAVA – Les gangs djihadistes d’al-Sharaa (Jolani) pillent les villages du canton kurde de Kobanê malgré l’accord conclu entre Damas et les FDS.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a rapporté des pillages généralisés visant des biens civils dans la campagne de Kobané, en dépit d’un accord récemment conclu entre les Forces démocratiques syriennes (FDS) et le gouvernement intérimaire syrien.

Profitant du déplacement forcé des populations et du vide sécuritaire, les assaillants ont ciblé le mobilier, le matériel agricole, le bétail ainsi que les réserves alimentaires, privant les habitants de l’ensemble de leurs moyens de subsistance.

 

Toujours selon l’OSDH, ces exactions ont eu lieu alors même qu’un accord devait entrer en application dans les deux jours suivants. Toutefois, cela n’a pas empêché la poursuite des attaques contre les biens civils, poussant les habitants à fuir vers la ville de Kobané sous l’effet de l’escalade militaire et des bombardements intensifs, abandonnant derrière eux des années de travail et de vie.

Les personnes déplacées vivent aujourd’hui dans des conditions humanitaires catastrophiques, dans une ville soumise à un siège imposé par des forces affiliées au gouvernement intérimaire. Elles font face à de graves pénuries de produits de première nécessité, à l’effondrement des services de base et à une augmentation inquiétante de la pauvreté et des maladies, touchant particulièrement les enfants et les personnes âgées.

L’OSDH souligne que ces pillages constituent non seulement une violation flagrante du droit de propriété, mais aggravent également les traumatismes psychologiques et sociaux des populations, compromettant toute perspective de retour et de reconstruction.

L’Observatoire appelle enfin la communauté internationale et les organisations humanitaires à intervenir d’urgence afin de lever le siège de Kobané, garantir le retour sécurisé des habitants et protéger leurs biens contre les saisies et les pillages. (Maxime Azadî)