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AANES : Les droits sont protégés par la constitution et non par des décrets temporaires

SYRIE / ROJAVA – L’Administration du Rojava a déclaré, au sujet du décret promulgué par al-Sharaa (Jolani) concernant les Kurdes syriens, que les droits ne sont pas garantis par des décrets temporaires, mais protégés et consacrés par une constitution permanente. Elle a souligné qu’un dialogue national global et une constitution démocratique et décentralisée, garantissant un véritable partenariat entre tous les Syriens, constituent la solution fondamentale à la question des droits et libertés en Syrie.

L’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES) a publié aujourd’hui une déclaration à l’opinion publique concernant ce que l’on appelle le décret présidentiel n° /13/.

La déclaration se lit comme suit :

« L’Administration autonome démocratique du Nord et de l’Est de la Syrie a suivi le décret promulgué par M. Ahmad al-Sharaa, chef du gouvernement intérimaire syrien, concernant les droits du peuple kurde en Syrie. À cet égard, l’Administration autonome affirme que les droits ne sont pas garantis par des décrets temporaires, mais qu’ils sont protégés et consacrés par des constitutions permanentes qui expriment la volonté de tous les peuples et composantes. 

La promulgation de tout décret, quelles que soient ses intentions, ne saurait constituer une véritable garantie des droits des composantes syriennes si elle ne s’inscrit pas dans un cadre constitutionnel global reconnaissant et protégeant les droits de tous sans exception. C’est pourquoi, au sein de l’Administration autonome, nous insistons, comme le stipule clairement le Contrat social de l’Administration autonome, sur la nécessité d’élaborer une constitution démocratique pluraliste qui protège et préserve les droits de toutes les composantes, sociétés et croyances syriennes, considérant cette diversité comme une source de force et de beauté pour la Syrie.

Bien que nous considérions ce décret comme une première étape possible, il ne répond pas aux aspirations et aux espoirs du peuple syrien, qui a consenti d’immenses sacrifices et mené une véritable révolution pour obtenir ses droits légitimes et construire un État démocratique où tous puissent jouir d’une vie libre et digne, fondée sur la justice et l’égalité.

L’Administration autonome réaffirme une fois de plus que la solution fondamentale à la question des droits et libertés en Syrie réside dans un dialogue national global et dans une constitution démocratique et décentralisée qui garantisse un véritable partenariat entre tous les Syriens et jette les bases d’un État de citoyenneté et de justice sociale. » (ANHA)