SYRIE – Le Premier ministre syrien, Mohammed el-Béchir, a ordonné le 6 février la dissolution de l’Assemblée générale du Syndicat des journalistes syriens (SJU) et la nomination d’un bureau temporaire extérieur aux représentants syndicaux du SJU. Le 11 février, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) a envoyé une lettre au président syrien Ahmed al-Sharaa et au Premier ministre, les exhortant à revenir sur cette décision. La dissolution du syndicat des journalistes constitue un grave cas d’ingérence politique dans le travail des organisations syndicales et viole les accords et conventions internationaux ratifiés par la Syrie, notamment les conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT).
Deux mois après la chute du régime de Bachar al-Assad en Syrie, le Premier ministre Mohammad al-Bashir a ordonné la dissolution du Syndicat des journalistes syriens (SJU), membre de la FIJ depuis 2017. Suite à cette décision, la FIJ a envoyé une lettre au président et au Premier ministre syriens le 11 février pour exprimer sa ferme objection à cette dissolution et appeler les autorités à la révoquer.
La FIJ a également demandé aux autorités de l’autoriser à mener une consultation nationale impliquant ses membres en Syrie, d’autres groupes et associations de syndicats. L’objectif devrait être de construire un mouvement syndical fort et indépendant pour les journalistes en Syrie, conformément aux conventions de l’OIT, aux statuts de la FIJ et aux autres accords internationaux qui protègent la liberté d’expression et la liberté d’association.
« Nous espérons sincèrement que votre gouvernement n’utilise pas l’ancienne loi […] pour créer un mouvement syndical de journalistes qui vise à servir les politiques et l’agenda du nouveau gouvernement syrien, plutôt que de défendre les droits sociaux et professionnels des journalistes. En utilisant cette ancienne loi, vous envoyez un message dangereux au monde : votre gouvernement est prêt à utiliser l’arsenal de très mauvaises lois adoptées par le régime précédent, qui visaient à restreindre la liberté d’expression et le journalisme indépendant en Syrie », peut-on lire dans la lettre de la FIJ. (Via l’agence kurde Mezopotamya)