AccueilKurdistanBakurL'art politique comme résistance: début du 8e Festival de Théâtre d'Amed

L’art politique comme résistance: début du 8e Festival de Théâtre d’Amed

TURQUIE / KURDISTAN DU NORD – Les acteurs du Théâtre Municipal de la ville kurde d’Amed seront sur scène contre les féminicides, écocides, ethnocide, culturicide, censure… durant le 8e Festival de Théâtre d’Amed qui a débuté ce jeudi et qui prendra fin le 30 octobre.

Le Théâtre Municipal de la ville kurde d’Amed (tr: Diyarbakir) a donné le coup d’envoi du 8e Festival annuel de Diyarbakır. Les acteurs ont déclaré qu’ils seraient sur scène contre les attaques et les guerres livrées aux femmes à la terre et à la nature.

Le festival, dont le slogan est « Ce Cudi, Cette Terre », se terminera le 30 octobre et compte parmi ses invités des maîtres du théâtre comme l’Iranien Kutbettin Sadiqi.

La première pièce mise en scène dans le cadre du festival était Élisabeth: femme presque par hasard de Dario Fo, traduite en kurde par Hema Hema Jin Elizabeth par Dilawer Zeraq. Vendredi, une troupe germano-belge a monté une pièce intitulée Qesra Balindeyên Xemgîn.

« Nous sommes sur scène parce que pour nous, l’art, c’est le courage de parler de ceux qui veulent détruire la liberté de pensée, et de raconter des histoires de racisme, de censure, de féminicides, de torture, de ce qu’on nous vole, d’assimilation et d’attaques vicieuses contre la nature », a déclaré l’actrice Berfin Emektar lors d’une rencontre le premier jour du festival.

« L’histoire est la lutte entre ceux qui recherchent la vérité et ceux qui veulent la condamner aux ténèbres », a poursuivi Emektar. « Quoi qu’il nous en coûte, nous resterons sur scène pour une nouvelle vie… Nous raconterons comment l’obscurité de ces temps n’est pas un conte de fées, pour ne pas nous perdre dans la douleur de la guerre, de l’exploitation, de l’injustice et du culturicide. 

Les acteurs resteront sur scène jusqu’à ce que le mont Cudi soit victorieux sous le couvert du vert, et jusqu’à ce que les cris des femmes abattent le patriarcat partout sur Terre, notamment en Iran. »

Emektar a poursuivi :

« Nous sommes sur scène pour le Mont Cudi ! pour Jina Amini ! Pour les mineurs [en hommage aux mineurs morts dans une minde de Bartin]! Contre ceux qui commettent des crimes de guerre avec des armes chimiques ! Contre la tyrannie et l’isolement dans les prisons ! Pour notre culture et notre art ! Pour notre langue ! Nous sommes sur scène, nous sommes là. Notre langue, notre art est ici. Nos gens, nos arbres, nos racines sont ici. Comme le dit le poète Arjen Arî, voici Cudi, voici notre terre. »

Des acteurs kurdes du Kurdistan irakien et du Kurdistan iranien participent aux festivals, des provinces d’Urmiyah, Kirkouk et Duhok, a déclaré Yavuz Akkuzu au site d’information Duvar.

Medya News: Political art as resistance: 8th Amed Theatre Festival begins

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