Un journaliste aux pieds crevassés par le froid parmi les migrants à la frontière Pologne-Biélorussie

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EUROPE. La région autonome kurde d’Irak est devenue un enfer pour les journalistes, dont le plus grand exemple est l’emprisonnement scandaleux des journalistes Sherwan Sherwani, Guhdar Zebari, Hariwan Issa, Ayaz Karam et Shivan Saeed en octobre 2020 à Duhok et Erbil, suite à des manifestations populaires dans la région de Behdinan.

Au total, ils sont 81 journalistes, militants de la société civile et simples citoyens à croupir dans les prisons de Behdinan depuis plus d’un an, sans jugement. Ils sont privés d’accès à un avocats, torturés et accusés d’espionnage au profit de l’Iran et de mise en danger de la sécurité de la région… Dans ces conditions, comment s’étonner de voir que même des journalistes partent vers l’Europe, en mettant leur vie en danger?
 
Le journaliste kurde Cîhan Gulî, dont les pieds crevassés par le froid ont été photographiés à la frontière Pologne-Biélorussie, a déclaré: « Je suis diplômé des facultés des Sports et de la Communication; Je suis fonctionnaire, j’ai une maison, une voiture et une famille. Savez-vous pourquoi je me suis exilé ? A cause de la dictature et manque de liberté. Si j’étais resté, je serais allé en prison ! »
 
Cîhan Gulî

Cîhan Guli est dans le collimateur du KDP depuis 2017. Il ne pouvait exercer son métier d’informer librement. Alors, il a pris le chemin de l’exil. Mais rien ne dit qu’il arrivera à destination, même s’il a échappé à la prison dans son pays…

 

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