PARIS. Une famille kurde en quête de justice

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PARIS – La famille de Christophe Karadeniz, un franco-kurde condamné à 17 ans de prison, demande sa libération et accuse la justice française d’avoir condamné un innocent. Karadeniz a fait appel de sa condamnation devant la Cour de cassation qui doit rendre son verdict le 27 mai prochain.
 
La famille de Christophe Karadeniz, père de 3 enfants, organise un rassemblement le samedi 24 avril, à 14 heures, sur la place de la République, à Paris, afin de sensibiliser l’opinion publique et les autorités judicaires françaises afin qu’elles reviennent sur cette « condamnation à tort ».
 
Voici le communiqué de la famille de Christophe (Mehmet) Karadeniz demandant sa libération:
 
« De 2015 à 2020, interpellé, perquisitionné, placé en garde à vue, auditionné, interrogé, mis en examen, placé en détention provisoire, remis en liberté, pour être finalement acquitté, puis condamné sans aucun élément nouveau : voici les cinq années d’un engrenage judiciaire subi par Christophe KARADENIZ, un homme innocent.
 
Quel crime lui est donc reproché ? Le fait d’habiter au-dessus d’une épicerie incendiée et dont les flammes ont causé la mort d’un employé, qui était son ami, ou encore le fait que la même année sa mère ait été attaquée à la machette à proximité celle-ci.
 
Marié depuis 12 ans, et père de trois enfants âgés de 9, 6 et 5 ans, il avait été acquitté en 2019 à BOBIGNY, pour être condamné un an plus tard en appel à MELUN à 17 ans de réclusion criminelle et envoyé en prison, sur le seul fondement d’une rumeur, sans aucune preuve.
 
La justice française porte l’entière responsabilité de ce terrible événement.
 
Alors qu’autrefois, on pouvait dire : « Il vaut mieux cent coupables en liberté, plutôt qu’un seul innocent en prison », aujourd’hui, l’État français condamne un homme à 17 ans de prison sur de simples rumeurs.
 
Contre cette injustice, contre cette erreur judiciaire, pour lui et pour tous ceux qui auraient pu être à sa place, Christophe KARADENIZ se bat aujourd’hui, afin de faire tomber cette fausse vérité judiciaire, qui a condamné à tort un innocent. »

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