Syrie du Nord, la Turquie cible les agriculteurs des zones frontalières

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SYRIE DU NORD / ROJAVA – Depuis le début de la crise syrienne, l’État turc a pris pour cible le peuple du nord de la Syrie de plusieurs manières. L’État turc a tué de nombreux villageois dans les villages situés à la frontière syro-turque par des attaques directes. Il a également pris pour cible indistinctement aux points frontaliers des combattants YPG/YPJ  avec des armes lourdes et des obus pour créer le chaos dans la région.

Provocations à la frontière

Après l’échec de toutes les tentatives turques, l’armée d’occupation turque a lancé une nouvelle étape en 2015 avec la construction d’un mur de séparation à la frontière turco-syrienne d’une longueur de 781 km et de 3m de haut, équipé de fils barbelés, de caméras thermiques et de radars de vision, ainsi que de systèmes d’armes à feu et d’armes laser conçus pour détruire les humains, des équipements et les drones dans le but de séparer le territoire syro-turc des autres territoires.

Cependant, l’Etat turc est revenu après la construction du mur en ciblant les villes du nord de la Syrie et des points militaires. L’Etat turc a créé sur la frontière syrienne des postes où l’armée turque vise tous ceux qui se rapprochent des zones frontalières.

L’armée turque interdit aux agriculteurs des zones frontalières de cultiver leurs champs près de la frontière syro-turque. Elle cible quotidiennement les moissonneurs et les agriculteurs et brûle également les terres que les agriculteurs tentent d’atteindre. L’une des zones frontalières ciblées quotidiennement est la zone d’Ain Dewar.

Le village d’Ain Dewar

Ain Dewar, situé à l’extrême nord-est de la Syrie, est un village limitrophe des frontières du Kurdistan de Bakur, c’est aussi l’un des villages qui souffre des violations de l’Etat turc :  au cours des deux dernières années les agriculteurs n’ont pu s’approcher de leurs terres agricoles, et a l’armée turque a ciblé quiconque s’approche des frontières.

C’est ainsi que les habitants de la région de Derik, la plus importance région de production de légumes,  ont été privés de légumes et de céréales.

Avec le début de la saison des récoltes dans la région de Derik, en particulier dans les villages frontaliers, les provocations de l’armée d’occupation turque ont commencé contre le peuple, où les moissonneurs agricoles sont pris pour cible à balles réelles alors qu’ils travaillent dans les champs. Par conséquent, les propriétaires terriens des champs limitrophes ne sont pas en mesure de récolter leurs récoltes cette saison également.

La Turquie empêche les agriculteurs d’approcher les 50 hectares sur les rives du Tigre

La zone où l’État turc a empêché les villageois de s’approcher,  est située sur les rives du Tigre, sur 50 hectares, où toutes sortes de légumes utilisés pour planter, étaient commercialisés dans de nombreuses régions du nord de la Syrie, en plus de la culture du blé et de l’orge.  Les agriculteurs n’ont pas pu récolter tout le long de la frontière d’Ain Dewar.

Les paysans des villages ont cessé de travailler à cause de la fusillade les visant

« L’armée d’occupation turque vise le village d’Ain Dewar, où les violations de l’Etat turc contre le peuple s’intensifient de jour en jour. Les villageois sont connus pour dépendre de l’agriculture et de l’élevage, mais l’occupation turque et son armée ont privé les habitants de leurs moyens de subsistance », dit un paysan.

« Malgré toutes les violations commises par l’État turc, le silence règne à l’égard de ces pratiques, de sorte que nous exigeons que les organisations humanitaires qu’elles s’acquittent de leurs devoirs envers les opprimés », ajoute-t-il.

Pour sa part, Jawad Ali, un agriculteur de la région d’Ain Dewar déclare : « Les villages frontaliers sont constamment soumis à la provocation de l’armée d’occupation turque, et la Turquie a tiré des balles sur le peuple. De nombreuses personnes ont été blessées, il y a deux ans et les habitants ont été privés de leur source de revenus ».

« Aujourd’hui, pendant le début de l’opération de récolte, nous avons été ciblés et forcés de cesser de travailler. Les agriculteurs craignent que le sort de la récolte de cette année ne brûle comme l’an dernier ».

http://www.hawarnews.com/en/haber/turkey-targets-all-those-trying-to-reach-their-fields-h2195.html

 

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