Les manifestants ont exprimé leur colère contre les massacres perpétrés par l’État turc et dénoncé la collaboration de l’État français.
Avant le lancement de la marche, des tracts préparés par le comité d’organisation sur le massacre ont été distribués aux passants.
S’exprimant à la Gare du Nord avant le début de la marche, le coprésident du KCDK-E, Engin Sever, a déclaré : « Cher patriotes, nos amis, je salue vos 12 années de résistance contre le massacre de Paris. Il y a 12 ans, 3 femmes révolutionnaires ont été massacrées en France. La cible du massacre était la lutte pour la liberté et la lutte des femmes. 10 ans plus tard, un deuxième massacre a eu lieu, encouragé par le silence de l’État français, que nous condamnons. Notre résistance se poursuit depuis 12 ans sans interruption. Partout, dans tous les domaines, notre résistance continue de grandir. Comme on le sait, Sakine Cansız a une place très importante dans la lutte des femmes kurdes. Le peuple kurde mène une lutte unique et grande au Moyen-Orient et le leader Öcalan envoie un message pour la révolution du Moyen-Orient. L’unité du peuple kurde est la plus grande réponse à ce massacre. La camarade Evin Goyi a également mené une lutte de femmes pendant des décennies et s’est battue contre DAECH. Mais l’État français ne l’a pas protégée. Nous exigeons que l’État français fasse la lumière sur ce massacre ».
PARIS. Les Kurdes de nouveau dans la rue pour « Vérité et Justice » pour leurs martyrs
Les manifestants ont exprimé leur colère contre les massacres perpétrés par l’État turc et dénoncé la collaboration de l’État français.
Avant le lancement de la marche, des tracts préparés par le comité d’organisation sur le massacre ont été distribués aux passants.
S’exprimant à la Gare du Nord avant le début de la marche, le coprésident du KCDK-E, Engin Sever, a déclaré : « Cher patriotes, nos amis, je salue vos 12 années de résistance contre le massacre de Paris. Il y a 12 ans, 3 femmes révolutionnaires ont été massacrées en France. La cible du massacre était la lutte pour la liberté et la lutte des femmes. 10 ans plus tard, un deuxième massacre a eu lieu, encouragé par le silence de l’État français, que nous condamnons. Notre résistance se poursuit depuis 12 ans sans interruption. Partout, dans tous les domaines, notre résistance continue de grandir. Comme on le sait, Sakine Cansız a une place très importante dans la lutte des femmes kurdes. Le peuple kurde mène une lutte unique et grande au Moyen-Orient et le leader Öcalan envoie un message pour la révolution du Moyen-Orient. L’unité du peuple kurde est la plus grande réponse à ce massacre. La camarade Evin Goyi a également mené une lutte de femmes pendant des décennies et s’est battue contre DAECH. Mais l’État français ne l’a pas protégée. Nous exigeons que l’État français fasse la lumière sur ce massacre ».
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Les États-Unis et l’UE priés d’assurer la protection des minorités pendant la transition politique syrienne
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- Reconnaissance des droits constitutionnels : Reconnaissance de l’existence constitutionnelle du peuple syriaque (araméen-assyrien-chaldéen) et de ses droits nationaux, politiques et culturels au sein d’une Syrie unifiée.
- Reconnaissance de la langue : Désignation de la langue syriaque comme langue nationale et officielle dans les régions comptant d’importantes populations syriaques (araméennes-assyriennes-chaldéennes), compte tenu de son rôle historique en tant que langue ancienne de la Syrie.
- Représentation politique : inclusion des forces politiques syriaques (araméennes-assyriennes-chaldéennes) dans le processus de transition et les institutions de gouvernance de la Syrie.
- Réformes juridiques : abrogation des lois discriminatoires visant des groupes spécifiques, notamment les Syriaques (Araméens-Assyriens-Chaldéens), et restitution des terres et des propriétés saisies lors des conflits passés avec une compensation équitable pour les personnes concernées.
- Préservation des villages : protection des villages syriaques (araméens-assyriens-chaldéens), prévention des changements démographiques, notamment dans la région de Khabur, et facilitation du retour en toute sécurité des résidents déplacés dans leurs foyers.
- Unité nationale : renforcement de l’unité et de la souveraineté de la Syrie, récupération des territoires occupés par des moyens pacifiques et promotion d’une citoyenneté égale fondée sur l’État de droit.
- Gouvernance décentralisée : Adoption d’une gouvernance décentralisée pour renforcer l’inclusion, protéger la diversité culturelle et assurer une répartition équitable des ressources et du développement dans toutes les régions.
- Valeurs démocratiques : Établissement d’une république démocratique fondée sur la séparation de la religion et de l’État, garantissant la liberté de croyance et la reconnaissance de toutes les religions, y copris le yézidisme.
- Reconnaissance d’un État multiethnique : Reconnaissance constitutionnelle de la Syrie comme un État multiethnique, multiculturel et multireligieux, avec une représentation équitable des Arabes, des Kurdes, des Syriaques (Araméens-Assyriens-Chaldéens), des Turkmènes et d’autres.
ROJAVA. Un drone truc frappe un véhicule civil près de Derik
Vérité et Justice pour Fidan, Sakine, Leyla, Emine, Mir et Abdurrahman
Le 9 janvier 2013, Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez, trois militantes kurdes étaient assassinées en plein cœur de Paris au 147 de la rue Lafayette.
Depuis plus de 10 ans, sous la devise « Vérité et Justice », au côté de nos camarades kurdes nous menons le combat pour que soit levé le « secret-défense » sur les documents qui permettraient à la justice de faire toute la lumière sur ces crimes et de juger les véritables commanditaires.
Fidan Dogan, Sakine Cansız et Leyla Shaylemez étaient trois militantes kurdes qui travaillaient au sein du Centre d’information sur le Kurdistan, à Paris. Leur assassinat ne doit en effet rien au hasard : elles étaient des cadres du mouvements, chacune représentant une génération. En les assassinant, il s’agissait de porter un coup à l’élargissement de la lutte kurde en France et en Europe, lutte pour l’autodétermination d’un peuple et qui met en application concrète des principes démocratiques, féministes ou d’auto-gestion.
Neuf ans plus tard, le 23 décembre 2022, un nouvel attentat a frappé la communauté kurde à Paris, endeuillant une fois de plus cette diaspora militante. Un homme d’extrême droite a ouvert le feu sur le centre culturel kurde de Paris ainsi que sur un restaurant et un coiffeur, assassinant plusieurs camarades kurdes et en blessant grièvement plusieurs autres. 3 personnes sont décédées ce jour-là : Emine Kara, Mir Perwer (Sirin Aydin), Abdurrahman Kızıl. Le tueur n’est pas sorti de nulle part : il avait déjà tenté par le passé, et à plusieurs reprises, d’assassiner des personnes migrantes. Cette fois, il s’était procuré une arme à feu et avait planifié cette nouvelle attaque raciste. Celle-ci s’inscrit dans la continuité d’une série d’actions de plus en plus violentes de l’extrême-droite. Cette stratégie porte un nom : le terrorisme.
L’Union syndicale Solidaires exige que :
- Les assassinats du 23 décembre 2022 soient qualifiés d’attentat terroriste et que le parquet national spécialisé en matière de terrorisme soit saisi ;
- Que le secret-défense opposé à la justice par les services secrets français soit levé afin de connaître tous les commanditaires des assassinats de 2013 ;
- Que lesdits commanditaires soient identifiés et jugés, sur le sol français, quel que soit leur niveau de responsabilité ;
- Que le statut de réfugié politique soit accordé sans difficultés aux Kurdes contraints à l’exil ;
- Que les lieux de rencontres de la communauté kurde ne soient pas surveillés mais protégés ;
- Que les mouvements prônant la haine, le racisme et la violence en ou hors de France soient dissous et leurs responsables jugés dans le cas où ils se seraient rendus coupables d’appel à la haine ou de troubles à l’ordre public.