IRAN / ROJHILAT – Un jeune Kurde de 19 ans, Siavash Alak, a été mortellement poignardé lors d’une attaque perpétrée par des paramilitaires (Basij) à Mahabad. Ce meurtre a suscité une vive indignation, des manifestations et une grève générale dans toute la ville.
D’après les informations recueillies par l’organisation Hengaw pour les droits humains, Siavash Alak a été attaqué par un groupe de membres du Basij le mercredi 1er juillet 2026. Au cours de l’agression, il a été poignardé à plusieurs reprises par un membre du Basij identifié comme Nima Teymouri, et a succombé à ses blessures. Trois autres civils ont également été blessés lors de l’incident.
Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent qu’après l’annonce du décès d’Alak, la tension est montée d’un cran à Mahabad. De nombreux manifestants se sont rassemblés devant l’hôpital Imam Khomeini, scandant des slogans hostiles au gouvernement et aux forces de sécurité. La manifestation a finalement été dispersée après l’intervention violente des forces anti-émeutes et des forces de sécurité.
Suite à cet incident, le jeudi 2 juillet, la majorité des commerçants et chefs d’entreprise de Mahabad ont observé une grève générale, refusant d’ouvrir leurs commerces pour protester contre l’exécution extrajudiciaire du jeune homme et la violence persistante des forces affiliées aux Gardiens de la révolution et aux Basij.
Le cortège funèbre de Siavash Alak a rassemblé une foule nombreuse de personnes en deuil et de manifestants. Les participants ont escorté sa dépouille jusqu’au cimetière de la ville en scandant le slogan : « Les martyrs ne meurent jamais. »
L’armement d’agents en civil et de forces paramilitaires Basij, conjugué à l’impunité dont ils bénéficient, a systématiquement engendré un climat d’insécurité, d’exécutions arbitraires et de violations du droit fondamental à la vie dans les villes du Kurdistan. Les agissements illégaux de ces forces constituent une grave violation des normes internationales relatives aux droits humains.