IRAN / ROJHILAT – Dans un contexte de restrictions sévères et prolongées des communications, l’accès à des informations fiables et indépendantes reste extrêmement limité au Rojhelat (Kurdistan oriental sous occupation iranienne).
Selon des sources locales, une coupure d’internet quasi totale, qui dure depuis près de deux mois, entrave considérablement la transmission des nouvelles et renforce l’opacité autour de la situation sur le terrain.
Parallèlement, les rapports font état d’une vague de licenciements dans les secteurs industriels et des services, aggravant une crise économique déjà profonde et menaçant les moyens de subsistance de la population kurde.
Sur le plan sécuritaire, la présence policière et militaire s’est renforcée, accompagnée d’une nette augmentation des arrestations. Au cours des derniers jours, au moins 250 personnes ont été détenues au Rojhelat, souvent pour des motifs de « sécurité » tels que « espionnage » ou « séparatisme ».
Ces mesures cumulées – blackout des communications, pression économique accrue et répression sécuritaire – créent une atmosphère de tension extrême et d’isolement au Rojhelat.