IRAK / KURDISTAN – Donald Trump s’oppose à la désignation de Nouri al-Maliki au poste de Premier ministre. L’éviction de Mark Savaya de sa fonction d’envoyé spécial, avant même son entrée en fonctions, semble d’ailleurs liée à ce dossier. Savaya
n’est pas parvenu à empêcher la désignation de Maliki.
C’est désormais Tom Barrack qui devrait, semble-t-il, assumer ce rôle, ce qui soulève plusieurs inquiétudes. Le refus américain, difficilement justifiable, pourrait provoquer une crise politique en Irak. En effet, pour bloquer la désignation de Maliki, Barrack serait amené à exercer des pressions sur les Kurdes, les sunnites et une partie des chiites, une stratégie susceptible d’accentuer les divisions internes. Toutefois, je pense que le Cadre de coordination (regroupant la majorité des partis chiites).
Par Hardy MÈDE
Maître de conférences à l’Institut catholique de Paris (ICP)
Chargé de cours à Sciences Po Paris & à l’École polytechnique
Rédacteur en chef de la revue Études kurdes