SYRIE / ROJAVA – La situation humanitaire de la ville kurde de Kobané, sous blocus, se détériore de jour en jour. Plus de 600 000 habitants de cette ville du nord de la Syrie vivent depuis treize jours sous un siège sévère, marqué par de graves pénuries de nourriture et de médicaments.
Le manque de traitements met particulièrement en danger les personnes atteintes de cancers et de maladies cardiaques, tandis que le froid intense et l’absence de biens essentiels exposent les enfants, les personnes âgées et les malades à de sérieux risques sanitaires.
Les boulangeries continuent de fonctionner, mais la pénurie imminente de carburant et de farine menace d’interrompre la production de pain, aliment vital pour la population.
Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les Forces démocratiques syriennes et le gouvernement intérimaire de Damas, le blocus de Kobanê se poursuit.
Les routes restent fermées, empêchant les agriculteurs d’accéder à leurs terres et provoquant une raréfaction des produits alimentaires sur les marchés locaux.
Les organisations locales et humanitaires tentent de répondre aux besoins urgents, accueillant les personnes déplacées dans des écoles, des mosquées et des habitations.
Cependant, la Turquie continue de refuser l’ouverture du poste-frontière, bloquant l’acheminement de l’aide humanitaire envoyée depuis Amed (Diyarbakir) et d’autres villes kurdes.
Cette entrave aggrave une situation déjà critique et place des centaines de milliers de civils dans une urgence humanitaire extrême.
Maxime Azadî