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Rojava : face à l’exigence de capitulation et à la résurgence de Daesh, le silence international est une faute grave

PARIS – Le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) condamne le silence de l’Occident devant les attaques ciblant les Kurdes de Syrie / Rojava, fer de lance de la lutte anti-DAECH jetés en pâture aux gangs de Damas dirigé par al-Sharaa (Jolani).

Voici le communiqué du CDK-F daté d’auh=jourd’hui:

Le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) alerte solennellement l’opinion publique, les médias et les responsables politiques sur la situation d’une extrême gravité que traverse le peuple kurde au Rojava.
 
 
 
Depuis l’installation à Damas d’un pouvoir dirigé par Ahmed Al Shara, ancien cadre d’Al-Qaïda et chef de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), la Syrie s’enfonce dans une spirale de violences, de massacres et d’exclusion visant successivement les populations alaouites, druzes puis kurdes. Ce pouvoir, dépourvu de toute légitimité démocratique, cherche à imposer par la force un ordre idéologique jihadiste.
 
 
 
Ces derniers jours, des attaques menées par des forces affiliées à Damas et des milices jihadistes ont conduit à la libération de milliers de prisonniers de Daesh. Cette situation représente une menace directe pour la sécurité de la région, de la France et de l’Europe. Daesh n’a pas disparu ; il est en train de se reconstituer sous les yeux d’une communauté internationale silencieuse.
 
 
 
Dans le même temps, Kobané, symbole mondial de la résistance contre Daesh en 2015, est à nouveau gravement menacée. Abandonner Kobané aujourd’hui serait une trahison de l’histoire et du sacrifice de celles et ceux qui ont combattu le terrorisme au nom de l’humanité.
 
 
 
La rencontre récente entre Mazlum Abdi, commandant en chef des Forces démocratiques syriennes, et Ahmed Al Sharaa révélé la nature des exigences de Damas : une capitulation totale, la négation de toute autonomie politique et la soumission du peuple kurde à un pouvoir jihadiste. Face à cette impasse, les forces kurdes ont rejeté toute reddition et ont décrété une mobilisation générale pour défendre leur existence et leurs droits.
 
 
 
Le Conseil démocratique kurde en France dénonce avec force le silence et l’inaction de l’Occident, et en particulier de la France, pourtant engagée hier aux côtés des Kurdes dans la lutte contre Daesh. Sacrifier aujourd’hui le peuple kurde au Rojava, c’est préparer les crises sécuritaires de demain.
 
 
 
Le CDK-F appelle :
 
 
  • à la reconnaissance des droits politiques, démocratiques et collectifs du peuple kurde en Syrie ;
  • les médias à relayer l’urgence et la gravité de la situation ;
  • Monsieur le Président de la République française à prendre conscience des conséquences directes de cette politique d’abandon ;
  • les partis politiques et les organisations de la société civile à se mobiliser sans délai.