Les manifestations contre les crises politiques, sociales et économiques en Iran et au Rojhilat (Kurdistan oriental), qui ont débuté le 28 décembre, ne faiblissent pas malgré les interventions brutales des forces du régime iranien.
D’après des informations récentes, le soulèvement s’est étendu à 31 villes, 187 districts et 614 municipalités. Le régime iranien a totalement coupé les réseaux de communication du pays, rendant presque impossible de se tenir informé de l’évolution de la situation en raison des coupures d’internet et de téléphone. De ce fait, l’impact total des attaques menées par les forces du régime iranien ne peut être clairement évalué.
Les rares images disponibles de la région montrent la police et les Gardiens de la révolution tirant directement sur les manifestants, utilisant des gaz lacrymogènes et procédant à des arrestations sous la torture afin de réprimer le soulèvement. Les personnes blessées lors des attaques n’osent apparemment pas se rendre à l’hôpital par crainte de représailles, comme en témoignent les dizaines de cas documentés d’arrestations après admission à l’hôpital.
Retrait et expulsion des forces du régime
Il semblerait que les femmes et les jeunes soient à nouveau à la tête des manifestations, ce qui expliquerait l’intensification des pressions exercées par les forces du régime. Déjà, 55 universités ont apporté leur soutien aux protestations, où sont scandés des slogans tels que « Mort à Khamenei », « À bas Khamenei » et « Mort au dictateur ». Ces universités, placées sous surveillance constante des forces de sécurité, sont actuellement considérées comme des foyers de contestation.
Des images en provenance de la région montrent des manifestants incendiant des bâtiments gouvernementaux. Selon des informations en provenance de nombreuses villes, les forces du régime iranien et les Gardiens de la révolution ont été chassés des centres-villes. Dans certaines villes, comme Kermanshah, il semblerait que la police se soit également retirée.
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