AccueilKurdistanRojavaSYRIE. Que veut cacher Jolani à Sheikh Maqsoud ?

SYRIE. Que veut cacher Jolani à Sheikh Maqsoud ?

SYRIE / ROJAVA – Les mercenaires du soi-disant gouvernement intérimaire imposent un siège strict aux quartiers kurdes d’Alep, empêchant les journalistes et les organisations humanitaires et onusiennes d’y entrer, alors que des crimes de guerre avérés ont été commis contre des civils dans ces quartiers qui abritaient plus de 200 000 habitants.

Les mercenaires du gouvernement intérimaire continuent d’empêcher l’entrée des journalistes et des organisations internationales et humanitaires à Sheikh Maqsoud, tandis que des informations fiables indiquent que des massacres sont en cours contre les habitants.

Depuis le 11 janvier, ces groupes imposent un siège au quartier, habité par des milliers de familles, coupant toute forme d’aide humanitaire et de couverture médiatique.

Parallèlement, des médias affiliés aux mercenaires du gouvernement intérimaire diffusent régulièrement, en petits extraits vidéo, l’image d’un « retour à la normale » dans le quartier, en présentant de courtes vidéos tournées à sa périphérie. Des sources locales confirment cependant que la réalité est tout autre : des crimes et des violations systématiques sont commis contre les civils à l’intérieur même du quartier de Sheikh Maqsoud.

L’enlèvement de 272 civils de Sheikh Maqsoud à Alep a été documenté nommément.

Des militants ont également diffusé des images de civils kidnappés puis massacrés par les mercenaires du gouvernement intérimaire.

Le 6 janvier, des mercenaires du gouvernement intérimaire affilié à l’État turc occupant, accompagnés de mercenaires de l’EI, ont lancé une attaque directe contre les quartiers de Sheikh Maqsoud, Achrafiyah et Bani Zaid à Alep, commettant des crimes contre les habitants. Les membres des Forces de sécurité intérieure d’Alep ont opposé une résistance farouche à ces attaques.

Les attaques des mercenaires visaient les infrastructures, les services et les établissements de santé. Ils ont assiégé l’hôpital Martyr Khaled Fajr à Sheikh Maqsoud pendant plusieurs jours et l’ont bombardé avec des chars et de l’artillerie. Afin de prévenir des massacres et d’évacuer les blessés, les civils, les femmes et les enfants de l’hôpital vers des zones sûres, le Conseil général des quartiers a annoncé une trêve partielle le 11 janvier. Les Forces de sécurité intérieure d’Alep ont géré cette trêve avec une grande délicatesse, permettant ainsi l’évacuation réussie de l’hôpital Khaled Fajr. (ANHA)