Les pasdarans ou les services de renseignement du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont délibérément tiré dans les mains et les jambes de plusieurs civils détenus, avant de les transférer vers des prisons de Téhéran sans leur prodiguer les soins médicaux nécessaires, révèle le Réseau des droits de l’homme du Kurdistan (KHRN).
Depuis le déclenchement de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, les forces de renseignement du CGRI ont procédé à de nombreuses arrestations. Parmi les personnes interpellées figurent des citoyens qui avaient filmé les bombardements de sites militaires iraniens et diffusé ces images sur Telegram ou des chaînes de télévision étrangères, en exprimant leur satisfaction.
Une source bien informée à Téhéran a indiqué que ces détenus ont ensuite été blessés par balle aux extrémités dans un acte de brutalité extrême. Après quelques heures à l’hôpital, ils ont été envoyés au pénitencier central du Grand Téhéran, où ils sont détenus sans accès aux soins.
Au moins sept personnes blessées de cette manière ont été signalées dans cet établissement. Selon le KHRN, des centaines de détenus — dont des manifestants arrêtés en janvier et d’autres interpellés depuis le début du conflit — sont actuellement regroupés dans trois quartiers de la section 6 du quartier 4 du pénitencier central du Grand Téhéran.