Ce 17 mars 2026, une frappe de drone a de nouveau visé le camp familial du Parti démocratique du Kurdistan d’Iran (PDKI) à Koya, dans le Kurdistan irakien (région d’Erbil). L’attaque, attribuée à l’Iran et à ses milices chiites affiliées, cible régulièrement ces zones abritant des réfugiés et opposants kurdes iraniens depuis l’escalade du conflit impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël (débutée fin février 2026).
Selon les bilans récents des Community Peacemaker Teams (CPT) – Kurdistan irakien, les Gardiens de la révolution islamique (IRGC) et groupes affiliés ont mené plus de 300 frappes sur la région depuis le 28 février, causant au moins 8 morts et 51 blessés (chiffres cumulés jusqu’à mi-mars). Rien que la semaine dernière (jusqu’au 15 mars environ), 111 attaques ont été recensées : 64 par les IRGC, 47 par des milices irakiennes pro-Téhéran, majoritairement via drones suicides (76 cas), missiles (24) et artillerie (10). Erbil concentre la majorité des frappes (plus de 240 au total), suivis de Souleimaniye (56).
Ces bombardements touchent non seulement des bases d’opposition kurde iranienne (comme celles du PDKI, PAK, Komala), mais aussi des habitations civiles, champs pétroliers, infrastructures (télécoms, hôtels, aéroports), causant des dégâts collatéraux importants : 21 maisons endommagées par fragments la semaine dernière seule.
L’alliance des forces politiques kurdes d’Iran appelle la communauté internationale à condamner fermement ces attaques répétées contre des civils et camps de réfugiés. Le PDKI a confirmé l’impact sur son camp, mais aucun détail immédiat sur les victimes ou l’ampleur des dégâts n’était disponible au moment de la rédaction.
Photo d’archive : Dommages causés par une frappe précédente sur un camp kurde iranien à Koya (mars 2026).