IRAN / ROJHILAT – Le régime iranien a déclaré l’« état de guerre » dans la région kurde du Rojhilat limitrophe au Kurdistan d’Irak, interdisant tout mouvement dans la zone sous peine de tirs à vue sans sommation. De plus, les forces iraniennes ont abandonné leurs postes frontaliers avancés pour se redéployer dans les mosquées, villages et montagnes autour de Paveh, Marivan, Baneh et Sardasht. Cette mesure, dans un contexte de frappes croisées et de tensions régionales, provoque une forte panique parmi les Kurdes habitant les zones frontalières.
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI/IRGC) a déclaré un « état de guerre » le long de la frontière irano-irakienne (Kurdistan irakien). Les habitants des zones frontalières ont été avertis que tout mouvement dans la bande frontalière est strictement interdit et sera sanctionné par des tirs à vue sans sommation.
Selon des sources locales et des témoignages recueillis dans les villes de Paveh, Marivan, Baneh et Sardasht :
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De sévères restrictions militaires sont imposées dans les régions occidentales.
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Les forces du CGRI ont informé les populations qu’en raison du contexte de guerre, toute approche ou circulation dans la zone frontalière est prohibée.
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Les unités stationnées ont reçu l’ordre explicite de tirer directement sur toute personne repérée.
Changement tactique notable : les gardes-frontières et unités du CGRI ont abandonné leurs postes avancés officiels à la frontière. Ils se sont redéployés à l’intérieur des terres, établissant des bases dans :
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les mosquées des villages voisins,
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les montagnes et hauts plateaux environnants.
Cette mesure, combinée à l’interdiction totale et à la menace de tirs immédiats, provoque une forte inquiétude parmi les Kurdes des villages frontaliers, qui craignent une escalade imminente et une répression accrue en contexte de guerre régionale. (Rojhilat Info)