SYRIE / ROJAVA – Les familles des otages et disparus kurdes continuent à exhorter Damas à libérer leurs proches et rendre les dépouilles de ceux tués alors que s’approche la fête de l’Aïd el-Fitr.
Sur la Place des Femmes Libres, lieu emblématique de la victoire contre l’obscurantisme, les familles de Kobanê se sont rassemblées pour une veillée poignante. Organisée par le Conseil des familles des martyrs, cette mobilisation vise à briser le silence entourant le sort des captifs détenus par le Gouvernement intérimaire syrien (affilié aux factions pro-turques) et à exiger la restitution des dépouilles des martyrs.
La douleur des familles kurdes
Portant les portraits de leurs disparus, les mères, sœurs et enfants ont exprimé leur détresse à travers des messages simples et directs : « Où est mon père ? », « Je veux mon fils », « Liberté pour les otages ». Pour ces familles, l’attente est une torture psychologique qui dure depuis des mois.
Un appel à la dignité avant l’Aïd
Mohamed Bouzi, coprésident du Conseil des familles des martyrs, a rappelé que si l’administration locale détient également des prisonniers, la réciprocité n’est pas respectée par la partie adverse. Il a martelé l’urgence d’un dénouement humanitaire :
« En ce mois sacré du Ramadan, nous demandons que nos prisonniers retournent auprès de leurs familles. Notre position est ferme : nous exigeons leur libération et la remise des corps de nos martyrs avant l’Aïd el-Fitr. »
Appel à l a communauté internationale
Le communiqué exhorte les organisations internationales de défense des droits humains à sortir de leur passivité. Il demande une pression diplomatique réelle sur le Gouvernement intérimaire syrien afin que les Kurdes de Kobanê puissent enfin faire leur deuil ou retrouver leurs proches pour les célébrations de la fin du Ramadan. (ANHA)