AccueilKurdistanRojavaLes gangs de Damas pillent et détruisent les villages de Kobanê

Les gangs de Damas pillent et détruisent les villages de Kobanê

SYRIE / ROJAVA – Les gangs de Damas ont lancé une vague de pillages et de sabotages systématiques visant les infrastructures vitales de plusieurs villages du canton kurde de Kobanê.

Des preuves documentées par l’agence ANHA révèlent l’ampleur des destructions commises par les factions du Gouvernement intérimaire syrien dans les zones rurales de Kobanê. Dans le village de Bir Nasser, des images montrent les exactions perpétrées par ces groupes armés pro-turcs avant qu’ils ne quittent la zone.

Destruction des infrastructures de base

Les rapports de terrain confirment une volonté délibérée de rendre les villages inhabitables pour les populations kurdes :

  • Accès à l’eau : Plusieurs puits artésiens ont été bouchés et les pompes à eau ont été dérobées, privant les villageois de leur principale ressource en eau potable.

  • Électricité : Les câbles et les fils électriques alimentant les maisons ont été coupés et emportés, paralysant le réseau local.

  • Moyens de subsistance : Des élevages de volailles ont été pillés et détruits, impactant directement l’économie de subsistance des familles.

Destructions d’habitations

Le vandalisme s’est étendu à l’intérieur même des foyers, où portes et fenêtres ont été systématiquement démontées et volées. Plus grave, des habitations ciblées ont été détruites à l’explosif :

  • La maison de Haji Meso a été dynamitée.

  • La demeure de la famille du martyr Bahoz a été piégée et a explosé.

Un retrait marqué par les exactions

Ces faits se sont produits dans 74 villages situés dans les campagnes sud et est de Kobanê. Ces zones font l’objet d’un retrait des factions pro-turques suite à l’accord du 29 janvier conclu avec les Forces démocratiques syriennes (FDS). En endommageant ainsi les infrastructures civiles et les propriétés privées juste avant leur départ, ces factions aggravent la précarité des habitants et compliquent le retour à la normale pour les communautés kurdes de la région.