AccueilKurdistanBashurKURDISTAN. L'Iran pilonne le district de Penjwen

KURDISTAN. L’Iran pilonne le district de Penjwen

IRAK / KURDISTAN – Ce soir, les bombardements iraniens ont de nouveau frappé la province de Souleimaniye, plongeant la population civile dans l’effroi. Pris en étau, le peuple kurde paie une fois de plus le prix fort, victime des frappes de Téhéran côté irakien et de celles de la coalition israélo-américaine côté iranien.

Ce mardi 10 mars 2026, la région de Souleimaniye a de nouveau été la cible de l’agression militaire iranienne. Entre 17h20 et 18h45, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a mené trois séries de bombardements distinctes visant les environs du village de Qalandarawa, dans le sous-district de Garmik (district de Penjwen).

Une stratégie de harcèlement des populations civiles

Bien que les autorités locales et les organisations de défense des droits humains (comme le Community Peacemaker Teams – Iraqi Kurdistan) ne rapportent aucune victime directe ce soir, l’impact psychologique est dévastateur. Ces frappes, tombées à proximité des zones habitées, ont provoqué un climat d’anxiété généralisée.

Cette nouvelle attaque s’inscrit dans une escalade inquiétante : depuis le début du conflit régional le 28 février, le Kurdistan irakien a été frappé par plus de 200 attaques (drones, missiles et obus), causant déjà plusieurs morts et des dizaines de blessés civils.

Multiples fronts : Penjwen et Harir

Parallèlement aux tirs sur Penjwen, Téhéran a revendiqué ce soir des tirs de missiles contre la base aérienne d’Al-Harir, utilisée par les forces américaines. En frappant simultanément des bases militaires et des villages frontaliers comme Qalandarawa, le régime iranien utilise le territoire kurde comme un champ de bataille pour sa guerre régionale.

Le Kurdistan pris en étau

Ces bombardements incessants sur le district de Penjwen démontrent la volonté de Téhéran de transformer le Bashur en zone tampon militarisée, au mépris de la souveraineté irakienne et de la vie des civils kurdes. Alors que le régime de Damas impose son idéologie djihadiste à l’Ouest, les Gardiens de la Révolution imposent leur terreur par le fer à l’Est.