IRAK / KURDISTAN – Alors que les tensions entre l’Iran et Israël s’exportent au Moyen-Orient, le Kurdistan irakien subit une agression d’une violence inouïe. Depuis le début du mois de mars 2026, Téhéran et les milices chiites irakiennes multiplient les tirs de missiles et de drones contre Erbil et les zones frontalières, transformant le territoire kurde en un champ de bataille.
Une pluie de missiles et un sabotage des communications
Le 1er mars 2026 a marqué le début d’une offensive d’une intensité rare. Plus de 70 missiles et drones ont visé la capitale, Erbil, en seulement trois jours. Au-delà des zones résidentielles, une nouvelle stratégie d’isolement a été mise en place : l’Iran cible désormais les infrastructures vitales. Ce matin même, huit drones ont frappé les tours de télécommunications sur la montagne Zimnako, près de Darbandikhan. Ces attaques systématiques contre les sommets montagneux visent à couper le Kurdistan du reste du monde.
Le silence complice de Bagdad et de la communauté internationale
Le plus tragique reste l’absence totale de réaction concrète. Le gouvernement de Bagdad assiste à la violation systématique de sa souveraineté sans lever le petit doigt, laissant le Kurdistan seul face aux proxis irakiens de l’Iran qui opèrent pourtant sur son propre sol.
De son côté, la communauté internationale se mure dans un silence assourdissant. Entre condamnations de pure forme et passivité diplomatique, aucune mesure n’est prise pour stopper les Gardiens de la Révolution. Les Kurdes sont les victimes oubliées d’un conflit régional global, leur sécurité sacrifiée sur l’autel des intérêts géopolitiques des grandes puissances.
Un peuple sans protection
Cette impunité totale permet à l’Iran d’utiliser le Kurdistan comme un exutoire. Faute de protection internationale et de soutien de l’État irakien, le peuple kurde paie le prix fort pour des tensions coloniales dont il n’est pas l’acteur.