IRAK / KURDISTAN – La tension monte d’un cran en Irak. Le groupe paramilitaire « Résistance islamique en Irak », inféodé à Téhéran, a ouvertement menacé de frapper le Kurdistan d’Irak. Cette alliance de milices chiites annonce vouloir cibler des sièges de partis politiques kurdes, des bases militaires et des infrastructures économiques stratégiques.
L’ombre de Téhéran
Ces menaces font suite aux accusations portées par les milices contre les autorités kurdes, soupçonnées de soutenir les groupes d’opposition du Kurdistan oriental (Rojhilat). Selon le communiqué des paramilitaires, ces opposants bénéficieraient d’un appui logistique pour mener des opérations en territoire iranien, une allégation fermement rejetée par Erbil.
Une escalade régionale
Ce nouveau palier dans l’agression contre le peuple kurde s’inscrit dans un contexte de guerre régionale impliquant l’Iran et ses relais. Depuis février, Erbil et Souleimaniye subissent déjà des frappes régulières de drones. En visant désormais l’économie et les structures civiles, la « Résistance islamique » cherche à asphyxier une région déjà éprouvée par l’instabilité, illustrant une fois de plus l’injustice systémique dont souffre le Kurdistan face aux puissances régionales.