TURQUIE / KURDISTAN – Hier, le stade d’Amedspor à Diyarbakır n’a pas seulement fêté une victoire sportive (1-0 contre Serikspor) ; il a vibré d’une ferveur militante à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Pour ce club, qui porte fièrement l’identité et les aspirations du peuple kurde, chaque match est une affirmation de soi face à l’adversité.

Victime régulière d’attaques racistes et de pressions politiques en raison de son nom et de ses racines, l’Amedspor transforme son terrain en un espace de lutte pour la justice. Sous une immense bannière proclamant « Le monde devient plus beau grâce au travail des femmes » (Dünya kadının emeğiyle güzelleşir), les supporters ont rappelé que le combat pour l’égalité des genres est indissociable de la lutte pour les droits fondamentaux et la reconnaissance culturelle.
Les affiches déployées dans les tribunes — mêlant symboles de résistance et figures féminines protectrices — soulignaient l’engagement profond du club en faveur des droits. Malgré les hostilités extérieures, cette soirée a prouvé que l’Amedspor reste un pilier de la dignité, où le succès sportif se conjugue avec un message politique fort : celui d’un peuple qui refuse d’être réduit au silence.