AccueilMoyen-OrientIrakDe Sykes-Picot à Ovaköy... Le plan de la Turquie pour trancher la...

De Sykes-Picot à Ovaköy… Le plan de la Turquie pour trancher la veine jugulaire du Kurdistan

KURDISTAN – La Turquie va-t-elle occuper les régions kurdes d’Irak et de d’Iran, après avoir participé à l’anéantissement de l’autonomie des Kurdes du Rojava ? De nombreux militants kurdes déclarent que la Turquie impérial met en œuvre ses plans colonialistes à travers le Kurdistan, en Irak et bientôt en Iran.

Un de ces militants met en garde contre le projet de la « route du développement » (en turc : Kalkınma Yolu Projesi), également surnommée « le canal sec », (pour lequel la Turquie a obtenu l’implication de l’Irak, des Émirats arabes unis et du Qatar) sensé concurrencer les « routes de la soie » chinoise et indienne au Moyen-Orient et dont les premières victimes sont encore et toujours les Kurdes…

Le militant en question a écrit :

« Le monde est préoccupé par les conflits et les changements au Moyen-Orient. Pendant ce temps, l’État turc met en œuvre discrètement et systématiquement un projet géopolitique dangereux. Comme le décrivent les observateurs et les sources bien informées :

« Ce mouvement n’est pas simplement une offensive militaire temporaire, mais une guerre pour l’existence même ou l’annihilation des Kurdes dans le Kurdistan du Sud (Bashur) et le Kurdistan occidental (Rojava). »

De plus, ils ont l’intention d’occuper les régions de Hawler [Erbil] et de Ninive.

Le plan inclut la fermeture du point de passage frontalier d’Ibrahim Khalil et l’attaque de Sinjar ; ils élimineront l’autonomie kurde. Quelles que soient les circonstances, ils avanceront vers Hawler.

(…) Depuis plus d’une décennie, ce projet a été planifié pour séparer le Kurdistan du Sud, de l’Ouest et du Nord les uns des autres et pour donner le Kurdistan oriental à l’Azerbaïdjan. Pourtant, certains Kurdes soutiennent encore qu’Israël est un ami des Kurdes.

Certains Kurdes croient qu’ils [Israël] sont nos amis, mais ils ne réalisent pas que tout est orchestré par eux [les dirigeants/politiques]. S’ils étaient vraiment des amis, ils auraient soutenu le référendum et persuadé les autres de nous soutenir également.

La tragédie de ce projet est que la direction du Sud [Kurdistan Bashuri] elle-même sera divisée en trois parties : Sulaimaniyah, Hawler et Sinjar, et sera séparée les unes des autres. Ensuite, nous serons forcés de dire qu’il y a huit parties du Kurdistan [au lieu de quatre]. »