EUROPE – La conférence de l’EUTCC intitulée « Dialogue entre la Turquie et les Kurdes : paix, réconciliation et démocratie » appelle, dans sa déclaration finale, à « la liberté d’Abdullah Öcalan afin qu’il puisse pleinement assumer son rôle de chef de file dans ce processus ».
Une conférence intitulée « Dialogue entre la Turquie et les Kurdes : paix, réconciliation et démocratie », organisée par la Commission civique UE-Turquie (EUTCC) et l’eurodéputée Evin Incir, s’est tenue mercredi. L’EUTCC a ensuite publié sa déclaration finale au Parlement européen. Parmi les intervenants figuraient, outre Evin Incir, le Dr Dersim Dağdeviren, membre du conseil d’administration de l’EUTCC, les eurodéputés Andreas Schieder, Leoluca Orlando, Per Clausen et Thijs Reuten, l’eurodéputé démocrate Mithat Sancar et le chercheur Ayhan Işık.
Le processus de dialogue en cours entre la Turquie et le Kurdistan du Nord, ainsi que la situation instable au Rojava, ont été des sujets de débat.
La déclaration finale de la conférence sur les Kurdes et la Turquie est la suivante :
« La Commission civique UE-Turquie (EUTCC) a organisé une table ronde le 25 février 2026 au Parlement européen à Bruxelles, animée par le député européen Evin Incir, de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen. »
Cette table ronde, intitulée « Dialogue entre la Turquie et les Kurdes : paix, réconciliation et démocratie », s’est tenue à un moment historique, alors que des mesures importantes étaient prises en vue d’une solution politique à la question kurde en Turquie, suite à l’appel à la paix et à une société démocratique lancé par Abdullah Öcalan le 27 février 2025. L’évolution de la situation en Syrie, et notamment les attaques des forces du Gouvernement fédéral de transition syrien contre le Rojava, revêtent également une importance cruciale dans ce contexte.
Exigences claires des participants à la conférence
Un processus régional pacifique et démocratique n’est possible qu’avec un large soutien.
Par conséquent, nous exigeons
• l’introduction immédiate de mesures juridiques et politiques pour faire avancer le processus
• la libération d’Abdullah Öcalan afin qu’il puisse pleinement assumer son rôle de chef de file dans ce processus
Nous appelons l’Union européenne et ses institutions, ainsi que le Conseil de l’Europe.
• exercer une pression sur le gouvernement de transition syrien dans l’intérêt d’une Syrie pluraliste, afin que le statut du Rojava soit garanti et que le siège de Kobanê soit immédiatement levé.
• d’assurer la mise en œuvre immédiate des décisions de la Cour européenne des droits de l’homme dans l’affaire Abdullah Öcalan
• utiliser tous les mécanismes pour renforcer le processus de résolution politique de la question kurde et, partant, la démocratisation de la Turquie et du Moyen-Orient
• retirer le Parti des travailleurs du Kurdistan de la liste des organisations terroristes afin d’envoyer des signaux positifs en faveur du processus de dialogue. »