AccueilMondePETITION. L'Europe ne doit pas financer Jolani contre les Kurdes

PETITION. L’Europe ne doit pas financer Jolani contre les Kurdes

PARIS – Une pétition lancée en ligne demande à l’union européenne de ne pas financer le régime syrien de Jolani (al-Sharaa) alors que les gangs djihadistes massacrent impunément les Kurdes syriens.

Voici la pétition lancée par Zerrin Bataray, avocate et présidente de l’association féministe Rien K’Elles :

NON aux 620 millions d’euros européens pour le régime syrien de Jolani

Le problème 

Aujourd’hui, des dizaines de milliers de civils fuient Alep, où l’armée syrienne du président Ahmed al-Sharaa, anciennement connu sous le nom de guerre Abu Mohammed al-Jolani, mène une offensive contre les quartiers kurdes de Cheikh Maqsoud, Achrafieh et Bani Zaid.

Ces opérations ont provoqué la fuite de plus de 140 000 personnes, des destructions massives d’infrastructures civiles et de nombreux morts, femmes, hommes et enfants.

Qui est al-Jolani ?

Ahmed Hussein al-Sharaa, connu sous le nom d’Abu Mohammed al-Jolani, est l’ancien chef de Hay’at Tahrir al-Sham (HTS), une organisation armée issue des structures d’Al-Qaïda en Syrie, historiquement impliquée dans des massacres et des violences extrémistes.

Il a dirigé des factions ayant pris le contrôle de larges parties d’Idlib et d’Alep au cours des dernières années, avant d’être nommé président de la transition syrienne en 2025.

Ce même homme, dont le parcours est indissociable de coalitions jihadistes, se trouve aujourd’hui au centre du pouvoir syrien, sans que son passé ni les méthodes de ses forces n’aient fait l’objet d’une rupture réelle ou d’un examen de responsabilité.

Complicité régionale : la Turquie

La Turquie est un acteur clé dans le nord de la Syrie, fournissant soutien politique, renseignements, matériel militaire, drones et appui opérationnel à des milices alliées à Ankara, dont certaines ont été impliquées dans des offensives contre des populations civiles et des forces kurdes.

Des opérations comme « Dawn of Freedom », lancée fin 2024 avec l’appui turc, ont permis à ces factions de progresser contre des zones kurdes, aggravant l’instabilité régionale et multipliant les atteintes aux civils.

Kurdes, Druzes, Alaouites : victimes des transitions violentes

Depuis le renversement du régime précédent en 2024, des communautés entières (Kurdes, Druzes, Alaouites ) ont été, dans plusieurs régions, la cible d’hostilités, d’arrestations massives et de violences aveugles.

Les Kurdes de Syrie, notamment à Alep, se battent aujourd’hui pour préserver leur sécurité, leur droit à l’autonomie et leur place dans une société pluraliste, face à un pouvoir qui privilégie la force et l’exclusion.

Événements récents à Alep:  faits établis

Depuis début janvier 2026 :

l’armée syrienne a lancé une offensive contre les quartiers kurdes, malgré des accords de cessez-le-feu,

Plus de 150 000 civils ont été déplacés par les milices turques et le régime de JOLANI. Des crimes contre l’humanité ont été commis et circulent sur les réseaux sociaux.

Ces violences traduisent une crise politique profonde, nourrie par des intérêts régionaux et internationaux, dont les premières victimes sont les populations civiles.

Ce que représentent réellement les FDS

Les Forces démocratiques syriennes ne sont pas seulement une force militaire.

Elles portent un projet politique égalitaire, féministe, écologique et démocratique, fondé sur la coexistence des peuples, l’égalité entre les femmes et les hommes, la participation citoyenne, la justice sociale et le respect des minorités.

Dans un Moyen-Orient ravagé par l’autoritarisme, le confessionnalisme et le patriarcat armé, elles incarnent l’une des rares expériences politiques crédibles et émancipatrices, et ont été les principales forces de lutte contre Daech sur le terrain.

Appel citoyen

Nous, soussignés, demandons :

  • La suspension immédiate de toute aide financière directe à l’État syrien sous la direction d’al-Jolani.
  • La fin de toute collaboration ou reconnaissance politique d’un régime issu du jihadisme et de ses alliés.
  • Que l’Europe oriente ses financements vers les populations civiles et vers les seules forces démocratiques engagées dans la lutte contre Daech, la protection des minorités et la stabilisation de la région : les FDS et les autorités kurdes respectueuses des droits humains.
  • Des sanctions ciblées contre les responsables politiques et militaires impliqués dans les attaques contre des populations civiles.
  • Le soutien effectif aux mécanismes internationaux d’enquête sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis dans le cadre de ce conflit.

✍️ Signez cette pétition pour que l’Europe cesse de financer l’impunité et choisisse enfin de soutenir la paix, la démocratie et les droits humains en Syrie.

Zerrin BATARAY