SYRIE / ROJAVA – Les gangs jihadistes de Damas ont arrêté en masse les civils, dont des femmes et des jeunes, dans les quartiers kurdes de Sheikh Maqsoud et d’Achrafieh à Alep. Nombre d’entre eux ont déjà été tués sous la torture, comme un jeune tatoué qu’on voyait vivant aux milieux des jihadistes et plus tard mort étranglé avec un œil et le coeur arrachés ou une femme jetée du haut d’un immeuble…
Attention, cet article comporte des images choquantes réservées aux plus de 18 ans !




Les forces de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), affiliées au gouvernement de Damas, et celles de l’Armée nationale syrienne (SNA), affiliées à l’État turc, ont pris en otage plus de 130 civils, dont des femmes. Nombre d’entre eux ont déjà été exécutés.
Des militants, des écrivains et des artistes ont diffusé sur les réseaux sociaux des messages indignés dénonçant les crimes brutaux commis par les mercenaires du gouvernement intérimaire, soutenus par l’occupation turque, dans le quartier de Sheikh Maqsoud à Alep, suite à la diffusion de vidéos documentant ces exactions.
L’écrivain Maher Sharaf al-Din a écrit que la « vidéo montrant la femme kurde jetée du troisième étage » documente un crime choquant perpétré « au milieu de chants d’« Allah Akbar » et d’insultes », affirmant qu’elle « révèle le manque total d’humanité et de dignité des auteurs ».
Pour sa part, la militante Hanadi Zahlout a qualifié l’incident de « crime de guerre », ajoutant : « Votre moralité est tombée ; cependant, elle est au paradis. »
Dans un contexte similaire, le militant Khurshid Dawi a comparé la ténacité des combattants kurdes de Sheikh Maqsoud à l’épopée de « Sparte », affirmant que « le petit nombre s’est transformé en une position, et la ténacité en un discours plus fort que les balles ».
L’analyste et chroniqueur politique Shorsh Darwish a dressé un tableau similaire, déclarant : « Sparte s’est incarnée », en référence à ce qu’il citait de Reuters concernant les quelque 300 combattants restant dans les environs.
L’activiste Rodi Ali a écrit : « J’ai eu le cœur brisé devant l’image où ils ont arraché le cœur et les yeux de ce jeune homme à Sheikh Maqsoud… »
La poétesse Maryam Tammar a également exprimé sa condamnation, décrivant le fait de jeter le corps comme « une tentative d’assassiner la dignité humaine », tandis que l’écrivain Abdullah Sheikho a déclaré que la mutilation des corps constitue « une violation flagrante de toutes les valeurs religieuses et humaines », citant des textes religieux qui interdisent de tels actes.
Les réactions ont également fusé du côté des artistes et des écrivains. L’artiste Tayar Ali a écrit dans une publication que ces événements sont « une tache de honte sur le front de ceux qui prétendent lutter contre le terrorisme », tandis que l’écrivain Afin Oso a souligné que ces actes « reflètent la brutalité d’un régime terroriste ».
Ces réactions, selon les observateurs, reflètent un large sentiment de colère et de condamnation au sein des milieux culturels et civils, accompagné d’appels à demander des comptes aux responsables de ces crimes et à protéger les civils dans les quartiers assiégés d’Alep.