SYRIE / ROJAVA – Ahmed al-Charaa a disparu des radars. Est-il mort, blessé, pris en otage ? Nul ne le sait. Jusqu’à présent, aucun élément tangible n’a été présenté pour démentir ces hypothèses.
Dès lors, qui coordonne ces attaques ? Il est évident qu’il s’agit de l’État turc et des groupes djihadistes qu’il dirige. L’État turc a mobilisé des combattants djihadistes venus des quatre coins du monde et les a lancés contre les Kurdes, sous les yeux de la communauté internationale. Tous les États savent parfaitement qui sont les agresseurs.
Derrière les attaques menées contre les Kurdes à Alep, la force motrice est clairement la Turquie. Le 31 décembre, le ministère turc de la Défense a publiquement encouragé Damas à attaquer les Kurdes et a annoncé être prêt à apporter son soutien. Le 8 janvier, cette déclaration a été répétée. Des responsables turcs sont même allés jusqu’à inciter des tribus syriennes à une guerre civile contre les Kurdes par des discours ouvertement provocateurs.
Alors, quelle issue possible ? Depuis le début de la crise syrienne, la Turquie se trouve au cœur du problème. Depuis 2015-2016, de vastes régions sont sous occupation de l’État turc, où s’est installé un véritable régime de terreur. Dès lors, une solution durable en Syrie ne pourra être envisagée qu’à partir du moment où la Turquie et les groupes djihadistes qu’elle soutient et dirige auront été neutralisés. (Maxime Azadî)