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SYRIE. Damas déclare la guerre aux quartiers kurdes d’Alep

SYRIE / ROJAVA – Après les provocations et les menaces de l’État turc, ainsi que la rencontre entre Damas et Tel-Aviv à Paris, le gouvernement djihadiste de Damas a lancé une offensive contre les quartiers kurdes de la ville d’Alep.
 
Dans un communiqué écrit publié au nom du « Commandement des opérations militaires de l’Armée arabe syrienne », les autorités ont déclaré que les positions des Forces démocratiques syriennes (FDS) dans les quartiers de Cheikh Maqsoud et Achrafiyah constituaient des « cibles militaires légitimes » pour l’armée syrienne.
 
Depuis le matin du 6 janvier, les quartiers kurdes d’Alep sont soumis à des bombardements indiscriminés. Au cours des dernières 24 heures, au moins sept civils ont été tués et plus de 50 personnes blessées, selon des sources locales.
Le bilan s’alourdit dans les attaques contre les quartiers kurdes d’Alep
 
À Alep, le nombre de morts dans les attaques visant les quartiers kurdes est monté à sept depuis mardi 6 janvier au matin, tandis que plus de 50 personnes ont été blessées.
 
Les quartiers de Cheikh Maqsoud, Achrafiya et Beni Zed continuent d’être la cible de bombardements à l’obus, à la roquette, par drones et par chars.
 
Sans surprise, la Turquie en arrière-plan des attaques
 
Selon des informations locales, les attaques menées sans distinction contre des zones densément peuplées seraient principalement le fait de groupes armés affiliés à l’État turc, notamment les factions Hamzat, Amshat, Sultan Murad et Nureddin Zengi.
 
Depuis le début de la crise syrienne, l’État turc est présenté comme l’un des principaux acteurs de l’impasse politique et militaire du conflit. De vastes territoires du nord de la Syrie, dont Afrin, al-Bab, Azez, Jarablous, Jindires, Rajo, Tall Abyad et Serekaniyé (Ras al-Aïn), demeurent sous occupation turque.
 
Dans ces zones occupées, des sources locales et des organisations de défense des droits humains font état d’un climat de terreur marqué par des enlèvements, des demandes de rançon, des extorsions, des déplacements forcés de population, des changements démographiques, ainsi que des actes de torture, des détentions arbitraires et des exécutions extrajudiciaires, devenus des pratiques courantes. (Maxime Azadî)