IRAN / ROJHILAT – Plusieurs partis kurdes d’Iran se sont entendus sur une feuille de route politique et des principes de coopération dans la lutte contre le régime iranien. L’objectif est de mettre en œuvre des mesures coordonnées et efficaces pour soutenir les manifestations en cours.
Plusieurs partis politiques du Kurdistan oriental ont convenu d’intensifier leur coopération afin de renforcer le mouvement de protestation contre le régime iranien. Cette annonce a été faite lundi dans un communiqué du Centre de dialogue pour la coopération entre les partis du Kurdistan oriental.
Une réunion de haut niveau s’est tenue dimanche à l’initiative du Centre de dialogue. Les participants ont examiné la situation politique actuelle en Iran et les derniers développements au Kurdistan oriental. Selon un communiqué, l’un des points essentiels abordés a été la nécessité de mesures coordonnées et efficaces pour soutenir les manifestations en cours contre la République islamique.
Hikri : La responsabilité des partis kurdes s’accroît
« L’assemblée a exprimé sa solidarité avec les manifestations nationales et la résistance de larges pans de la population iranienne. Elle a réaffirmé la nécessité d’une approche unie pour renforcer la résistance contre le régime et lui donner une orientation politique », déclare le communiqué.
La réunion a débuté par une minute de silence en hommage aux victimes des récentes manifestations en Iran et à Rojhilat. Mistefa Hicrî (Mostafa Hejri), secrétaire général du Parti démocratique du Kurdistan d’Iran (PDK-I) et directeur par intérim du Centre de dialogue, a ensuite pris la parole. Il a souligné la responsabilité croissante des partis kurdes face à l’escalade de la situation politique dans le pays.
S’opposer résolument à la répression du régime
Les participants ont estimé que cette nouvelle vague de protestations, de grèves et de manifestations était la conséquence de décennies de mauvaise gestion, de corruption et de politiques répressives sous la République islamique. Ils ont notamment condamné avec la plus grande fermeté la répression violente des manifestations à Kirmaşan (Kermanshah), en Îlam, à Melekşahî (Malekshahi) et au Lorestan, répression qui, selon les parties, a été menée sur ordre direct du Guide suprême Ali Khamenei.
Dans le même temps, les partis ont présenté leurs condoléances aux familles des manifestants tués. Ils ont également affirmé qu’il était essentiel de coordonner la résistance contre le régime iranien par des actions concrètes et déterminées. L’objectif, ont-ils déclaré, est de s’opposer fermement à la répression systématique menée par les dirigeants de Téhéran.
Cadre de coopération et feuille de route pour le développement
Le Centre de dialogue regroupe sept partis : les trois factions Komala, l’organisation Xebat (Khabat), le Parti de la liberté du Kurdistan (PAK), le Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK) et le KDP-I. Une autre résolution de la réunion appelle à l’élaboration d’un cadre de coopération fondamental entre les partis et d’une feuille de route politique commune pour renforcer le mouvement kurde et national en Iran. (ANF)