SYRIE / ROJAVA – Le commandant en chef des forces arabo-kurdes, Mazlum Abdi, a déclaré qu’un système démocratique, décentralisé et pluraliste doit être établi en Syrie, ajoutant que « 14 ans de guerre suffisent à la Syrie. La Syrie ne sera plus la Syrie d’avant 2011. »
Dans un message vidéo adressé à la « Conférence nationale des jeunes de Rojava » qui s’est tenue en Europe, le commandant en chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazlum Abdi, a fait des déclarations concernant la dernière situation dans la région.
Avertissant que le cessez-le-feu en vigueur dans le nord et l’est de la Syrie pourrait prendre fin, Abdi a déclaré : « Il y a un cessez-le-feu et une stabilité dans le nord-est de la Syrie depuis plusieurs mois, mais comme aucun accord final n’a encore été conclu, la possibilité d’une reprise des affrontements demeure. »
« Le seul solution réside dans un système décentralisé »
Abdi a poursuivi son discours ainsi « Nous espérons que le conflit ne reprendra pas, mais nous sommes toujours prêts à protéger nos institutions et notre peuple. Nous voulons que les pourparlers de paix soient couronnés de succès. Nous pensons que la guerre civile qui dure depuis 15 ans en Syrie doit cesser. La seule voie à suivre est un système décentralisé. Les travaux sur cette question se poursuivent. Je suis convaincu que tous les Syriens et les puissances internationales l’accepteront progressivement. Il n’y a pas d’autre solution pour la Syrie. 14 ans de guerre suffisent à la Syrie. Un système démocratique, décentralisé et pluraliste doit être établi. Une nouvelle Syrie doit être construite où chaque peuple trouve sa place. La Syrie ne sera plus la Syrie d’avant 2011. » Un accord a été signé entre l’administration du HTS et les FDS en Syrie le 10 mars, prévoyant l’intégration des FDS aux institutions de l’État syrien. Il a été convenu que les institutions civiles et militaires, les postes-frontières, les aéroports et les ressources énergétiques de la région du Rojava, située dans le nord-est de la Syrie, seraient inclus dans l’administration de l’État, et il a été stipulé que les comités exécutifs travailleraient à la mise en œuvre de l’accord d’ici fin 2025.
La délégation de l’administration autonome du Rojava et la délégation du gouvernement de Damas dirigée par HTS ont tenu leur première réunion officielle en juin dans le cadre des étapes menant à la mise en œuvre de l’accord signé le 10 mars. Elles ont annoncé être parvenues à un accord sur quatre points principaux. Ces accords comprenaient la création de sous-comités spécialisés pour surveiller la mise en œuvre de l’accord signé entre Abdi et Sharaa, des dispositions visant à garantir l’intégrité du système éducatif, la nomination d’administrations chargées de faciliter le retour des personnes déplacées et la réactivation du dossier relatif aux attaques contre les quartiers kurdes d’Achrafiya et de Sheikh Maqsoud à Alep. Le 13 juillet, une réunion trilatérale s’est tenue à Damas entre le représentant spécial des États-Unis pour la Syrie, l’ambassadeur Barrack, le commandant en chef des FDS Mazloum Abdi, et Ahmed Sharaa, chef de l’administration HTS en Syrie. Cependant, les négociations concernant la mise en œuvre de l’accord ont été bloquées en raison de divergences de vues. L’administration HTS a suspendu tous les pourparlers avec le Rojava, y compris la réunion prévue à Paris. (Agence Mezopotamya)