SYRIE / ROJAVA – Le premier avril 2025, par un accord conclu avec le régime syrien, les autorités kurdes se sont engagées à retirer leurs forces armées de Cheikh Maqsoud et Achrafieh, les quartiers kurdes d’Alep. L’accord comprend 14 clauses principales, notamment la promotion de la coexistence, la protection des résidents, la prévention des manifestations armées et l’organisation de la sécurité intérieure. L’accord prévoit également la création de comités chargés de mettre en œuvre les dispositions et de faciliter les déplacements et les transports.
Les habitants des deux quartiers ont salué l’accord, affirmant qu’il est le résultat de longues années de lutte et qu’il a le potentiel de parvenir à la paix et à la sécurité dans la région si ses termes se traduisent par des actions concrètes sur le terrain.
Le citoyen Mohammad Ali a qualifié l’accord de « positif », déclarant : « Il contribuera à renforcer la stabilité dans la région, et nous espérons que les dispositions se traduiront par des actions concrètes sur le terrain. »
Ali a souligné les facteurs clés qui ont conduit les deux parties à signer l’accord, déclarant : « Cet accord n’est pas sorti de nulle part ; il est le résultat de longues années de lutte et de résilience contre les tentatives d’annihilation, de bris de volonté, de propagation de la discorde et de création du chaos, que ce soit aux mains des mercenaires d’occupation turcs ou du défunt régime Baas. »
Il a ensuite expliqué : « Nous sommes contre le langage des armes et n’y avons recours que pour défendre notre terre et notre existence. Nous devons également reconnaître la lutte des femmes et leur rôle majeur pour amener les quartiers à ce stade de progrès et de réussite. »
La citoyenne Lazkin Abdo estime que « l’accord signé entre le Conseil général des deux quartiers et l’autorité de Damas mettra fin à des décennies de guerres et d’effusions de sang et effacera les souffrances endurées par les habitants de la région, à condition qu’il soit mis en œuvre correctement sans aucune violation ni manquement à ses dispositions. »
Abdo a exprimé l’espoir que « de tels accords seront étendus à d’autres régions de Syrie afin que nous puissions orienter le pays vers la réforme et la reconstruction au lieu de nous laisser accaparer par de nouvelles guerres. Nous rejetons le langage de la violence et aspirons à construire une nation libre et démocratique où règnent la justice et l’égalité des sexes. »
Dalal Mohammad a quant à elle souligné que l’accord renforcerait l’esprit de solidarité et garantirait les droits de toutes les communautés résidant dans les deux quartiers. Elle a déclaré : « Nous avons subi de nombreuses attaques et avons résisté. Nous poursuivrons notre lutte et conclurons des accords jusqu’à ce que nous reprenions notre région, Afrin, aux mains des occupants. » (ANHA)