Le Conseil européen, le Parlement européen et la Commission européenne ont annulé les réunions conjointes prévues avec la Turquie signale l’agence kurde Mezopotamya.
Les principales institutions de l’Union européenne (UE), le Conseil européen, la Commission européenne et le Parlement européen, ont décidé d’annuler les réunions officielles qu’elles prévoyaient de tenir avec la Turquie à Ankara et à Antalya. Cette décision est considérée par les experts politiques comme la première réaction concrète aux récents développements en Turquie.
Pour la première fois dans l’histoire de l’UE, le Conseil, la Commission et le Parlement ont suspendu leurs relations en guise d’avertissement conjoint à la Turquie. La destitution des maires élus en Turquie, la répression contre les journalistes et les dissidents et la grave érosion de l’État de droit ont été décrites par l’UE comme « incompatibles avec les valeurs de l’UE ».
La régression démocratique en Turquie et l’arrestation du maire de la municipalité métropolitaine d’Istanbul, Ekrem İmamoğlu, ont été discutées lors de la session plénière du Parlement européen (PE) qui s’est tenue mardi. La déclaration la plus marquante de la session est venue de Marta Kos, la commissaire européenne chargée de l’élargissement. Kos a déclaré : « Nous attendons les normes démocratiques les plus élevées d’un pays candidat à l’UE. L’arrestation d’İmamoğlu avant sa candidature à la présidence soulève de sérieuses questions », et a appelé à la non-intervention dans les manifestations en Turquie.