AccueilMoyen-OrientTurquieLe message du leader kurde suscite à la fois espoir et scepticisme

Le message du leader kurde suscite à la fois espoir et scepticisme

TURQUIE – Beaucoup ont interprété le message supplémentaire du leader kurde, qui n’était pas inclus dans sa lettre, comme une indication que les dimensions juridiques et politiques du processus restaient floues.

La délégation du Parti de l’égalité des peuples et de la démocratie (DEM) a tenu hier une conférence de presse à l’hôtel Elit World Taksim à Istanbul pour partager le message du leader du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, avec le public après leur troisième rencontre avec lui à la prison de l’île d’İmralı.

La délégation comprenait Ahmet Türk, Pervin Buldan, Sırrı Süreyya Önder, Tülay Hatimoğulları, Tuncer Bakırhan, Cengiz Çiçek et des membres du parti, ainsi que Faik Özgür Erol, avocat du cabinet d’avocats Asrın.  

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Incertitude sur le processus

L’un des points les plus débattus après l’événement était une note non incluse dans la déclaration officielle d’Öcalan mais transmise séparément par Sırrı Süreyya Önder : « Sans aucun doute, dans la pratique, le dépôt des armes et la dissolution du PKK nécessitent la reconnaissance d’une politique démocratique et d’un cadre juridique. »

Cette note, qui a suscité autant de discussions que l’appel lui-même, suggérait que pour que le PKK puisse désarmer et se dissoudre, il fallait élargir la sphère politique démocratique et que le cadre juridique reconnaisse et soutienne le nouveau processus. Beaucoup ont interprété ces remarques comme une indication que les dimensions juridiques et politiques du processus restaient floues.

Entre-temps, des sources du parti DEM ont déclaré à Bianet que l’appel d’Öcalan était uniquement destiné au PKK et n’incluait pas les groupes armés en Syrie.

Alors que le parti DEM devrait faire de nouvelles déclarations sur le processus dans les prochains jours, des spéculations sont en cours sur la manière dont l’appel d’Öcalan influencera la dynamique politique dans la région et au-delà.

Après cette annonce, Salih Muslim, membre du Conseil présidentiel du Parti de l’union démocratique (PYD), a déclaré à l’agence Mezopotamya (MA) : « C’est maintenant au tour de la Turquie : quelles mesures va–t-elle prendre ? » (Bianet)