MONDE – Le Secrétaire général des Nations Unies (ONU) a choisi Barham Salih, homme politique kurde et ancien président d’Irak, pour occuper le poste de prochain Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. C’est la première fois qu’un Kurde est nommé à un tel poste au sein de l’ONU.
Les Nations Unies ont annoncé la nomination de l’ancien président irakien Barham Salih au poste de Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Cette nomination historique marque une première en 75 ans : c’est la première fois qu’un responsable du Moyen-Orient occupe ce poste, parmi plus de vingt personnalités internationales candidates.
Une lettre signée par le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, le 11 décembre, précise que M. Salih est nommé pour un mandat de cinq ans débutant le 1er janvier 2026.
Le document indique que cette nomination est temporaire et soumise à l’approbation du Comité exécutif du HCR.
M. Salih succédera à l’Italien Filippo Grandi, haut fonctionnaire de l’ONU qui occupait ce poste depuis 2016.
C’est la première fois en 75 ans que ce poste est confié à une personnalité du Moyen-Orient, en l’occurrence Barham Salih, figure politique kurde.
Le poste de Haut-Commissaire pour les réfugiés est le deuxième plus important au sein de l’organisation après celui de Secrétaire général des Nations Unies. Il était auparavant occupé par António Guterres, avant que ce dernier n’accède au poste de Secrétaire général. Barham Ahmed Salih est né en 1960 à Souleimaniye, au sein d’une famille kurde influente et cultivée. Durant ses études secondaires, il fut arrêté et emprisonné par le régime baasiste irakien alors qu’il passait ses examens.
Salih obtint une licence en génie civil à l’Université de Cardiff (Royaume-Uni) en 1983, puis un doctorat en statistiques et applications informatiques pour l’ingénierie à l’Université de Liverpool en 1987.
Il rejoignit l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) en 1976, où il occupa plusieurs postes, dont celui de secrétaire général adjoint. Il fut également Premier ministre de deux gouvernements régionaux du Kurdistan. En 2018, il fut élu président de l’Irak, fonction qu’il exerça pendant quatre ans.